En 2008, du 8 au 24 août, les Jeux Olympiques se seront tenus à Pékin. En 2009, les massacres de la place Tien An Men auront 20 ans, la République Populaire de Chine, 60 ans. En 2010, Shanghai organisera l’Exposition Universelle.
La course à la croissance que livre la Chine pour accomplir son retour sur la scène internationale est sans concession. Rivières polluées, fleuves taris, vallées englouties, villes rasées, atmosphères contaminées...
La Chine vient de dépasser le Royaume-Uni pour devenir la troisième puissance économique mondiale en développant à marche forcée la terre qui fait sa richesse. Oubliés de la croissance, trois quart des cinq cent millions de paysans chinois vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté. Ils s’exilent à l’intérieur de leur propre pays, fuyant des campagnes millénaires, dévastées par les pollutions industrielles. Les mines de charbon, les grands travaux, les fabriques du monde entier, sont autant d’eldorados pour ces mingongs, ces ouvriers migrants aux droits méprisés.
Exploitée, déplacée, cette main d’oeuvre bon marché à la merci des pouvoirs corrompus, recommence chaque jour, au péril de sa vie, le « miracle économique chinois ».
